Georges Jaspis DFC - Pilote de la Royal Air Force et figure de l’aviation belge

 

 Né le 11 novembre 1916 à Opprebais, dans l’entité actuelle d’Incourt, Georges Jaspis nourrit dès son plus jeune âge une passion pour l’aviation, les voyages et l’aventure. Après des études d’ingénieur technicien et l’obtention d’une licence de pilote civil, il intègre l’Aéronautique Militaire belge en 1938 et obtient son brevet de pilote militaire en 1939. 

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 Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate le 10 mai 1940, Georges Jaspis sert au sein de la 5e escadrille du 1er Régiment d’Aéronautique basée à Gossoncourt. Après la capitulation de la Belgique, animé par la volonté de poursuivre le combat contre l’occupant nazi, il rejoint l’Angleterre en empruntant la célèbre filière d’évasion Comète, traversant la France, l’Espagne et le Portugal avant d’atteindre la Grande-Bretagne en avril 1942.

 

609 squadron

 

Admis dans les rangs de la Royal Air Force Volunteer Reserve, il suit une nouvelle formation avant d’être affecté en juin 1943 au prestigieux 609 Squadron « West Riding of Yorkshire ». Il y pilote le redoutable Hawker Typhoon, l’un des plus puissants chasseurs-bombardiers alliés de l’époque.

 

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Surnommé « Poupa » par ses camarades, Georges Jaspis participe à de nombreuses opérations au-dessus de l’Europe occupée. Il effectue deux tours d’opérations totalisant 345 missions de guerre, dont plus d’une centaine de missions offensives sur Typhoon. Au cours de sa carrière opérationnelle, il remporte quatre victoires aériennes homologuées et contribue activement à la libération de l’Europe lors de campagnes majeures telles que la bataille de Normandie, la poche de Falaise, la libération de la Belgique, l’opération Market Garden ainsi que les combats de Breskens et de Walcheren.

 

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L'une des plus remarquables est remportée le 26 février 1944. Ce jour-là, alors qu'il effectue une mission offensive à basse altitude au-dessus de la Belgique occupée, il survole son village natal d'Opprebais. Souhaitant saluer sa mère, il descend brièvement en rase-mottes au-dessus de la maison familiale. À peine sorti des nuages, il aperçoit un bombardier allemand Junkers Ju 88. Réagissant instantanément, il ouvre le feu et abat l'appareil ennemi, qui s'écrase dans la région de Hoegaarden. Les quatre membres d'équipage allemands périssent dans le crash. Cet épisode constitue l'un des faits d'armes les plus marquants de sa carrière et demeure profondément ancré dans la mémoire locale.

 

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Le 10 janvier 1944, il obtient la centième victoire aérienne officiellement attribuée à un pilote belge de la RAF en abattant un Junkers Ju 88 près de Melsbroek. Pour son courage, son professionnalisme et ses remarquables états de service, il reçoit la Distinguished Flying Cross (DFC), décoration britannique décernée par le roi George VI le 30 avril 1945.

 

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À la fin du conflit, Georges Jaspis poursuit sa carrière au sein du RAF Transport Command avant de rejoindre la SABENA. Pendant près de trente-trois ans, il exerce le métier de pilote de ligne et participe au développement de l’aviation commerciale belge. Il effectue notamment plus de 2.400 traversées de l’Atlantique au cours de sa carrière civile et totalise 27.000 heures de vol.

 

Drapeau RAF belge

 

Georges Jaspis s’éteint le 14 décembre 2007 à Wastines (Perwez). Il repose dans son village natal d’Opprebais, où sa mémoire demeure vivante. Son parcours exceptionnel, marqué par le courage, l’engagement et la passion de l’aviation, fait de lui l’une des figures les plus remarquables de l’histoire aéronautique belge du XXe siècle.